PFUIT ET PETITS RIENS ... [suite et fin]

Publié par alain laurent-faucon - alf - andéol

 

TRÈS BRÈVES CHRONIQUES DE LA VIE ORDINAIRE

PAR ANDÉOL JOURNALISTE INDÉPENDANT

 

 

 

Pfuit et petits riens

 

[suite et fin]

 

 

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« Bonjour ! C'est papa ... tu vas bien ?

- Oui, ça va ...

- On se voit quand ?

- Dis-moi ...

- Non, toi ! Selon ce que tu fais durant les vacances.

- Alors, attends ... Pas ce week-end, je vois des copains. Pas la semaine qui suit ... je serai à la campagne. Mais, après, si tu veux.

- D'accord, ça marche ! Fixe-moi le jour et l'heure.

- Un soir, comme ça, on ira manger ensemble.

- Pourquoi pas ... Mais ... Faut que je te dise : j'ai pas de fric, je suis coincé, vraiment ... vraiment ... Alors, je ne sais pas encore si nous pourrons aller au restaurant.

- Ah bon ! Eh bien, le plus simple, c'est qu'on se rappelle.

- Si tu veux ...

- A bientôt !

- Je t'embrasse ...

 

A l'autre bout du fil, elle a raccroché. A son tour, lentement, il laisse tomber le combiné. Sa fille a de drôles de réflexes. Tout est classé, ordonné, étiqueté, dans sa vie. Et, pour se voir, c'est toujours la croix et la bannière. Jamais le moment. Jamais le temps. Jamais le jour. Jamais l'heure.

 

Mais, ce qui le chagrine le plus, ce sont ses réactions lorsqu'il lui avoue qu'il n'a pas d'argent. Depuis son divorce, il a souvent eu des ennuis financiers. Au point que son ex-femme s'imagine qu'il organise son insolvabilité. Au point que son ex-femme, en accord avec sa fille bientôt majeure, a même demandé au JAM (juge aux affaires matrimoniales), s'il n'existait pas un moyen d'éviter aux enfants l'obligation légale de venir en aide à leurs parents, quand ceux-ci sont dans le besoin. Par exemple, en obtenant la déchéance paternelle.

 

« Tu comprends, je ne voudrais pas que plus tard, lorsque tu seras vieux et malade, "ma" fille soit obligée de payer pour toi.

- Rassure-toi, je ne suis pas un mendiant !

- Oui, mais si tu as des dettes ?

- La belle affaire ! Quand je serai mort, elle n'a qu'à refuser mon héritage ... Comme ça, elle ne devra rien à quiconque.

- Jure-moi que tu ne lui demanderas jamais un sou ...

 

Voilà ! C'est un joli conte en forme de compte. Plus vrai que nature. A peine croyable. Pourtant, il y a pire encore. Un cadre licencié s'est fait insulter par ses enfants qui lui ont déclaré : à cause de toi, nous allons devenir pauvres et perdre tous nos amis. Il s'est suicidé.

 

Michel ... Tel était son prénom. 

 

 

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Elle parle trop. « Les gens nerveux sont tous pareils. Tantôt ils s'expriment par monosyllabes, tantôt c'est un véritable déluge verbal », reconnaît-elle avant de reprendre, de sa voix basse, fatiguée, monocorde :


« C'est sale, n'est-ce pas ? Vraiment sale ... »


Puis son regard barbote, une nouvelle fois, dans le vague. Les deux types l'ont salement amochée.


Elle s'est fait poisser en rentrant chez elle, à la nuit tombée. Visiblement, ils l'attendaient. Peut-être un coup monté. Et le résultat est là, pas beau à voir. Franchement pas beau : visage tuméfié, gris noir, brun, violet ; pommette éclatée, nez fracturé, oeil gauche fermé, mâchoire enflée, cou marbré à force d'avoir été serré.


Faut dire qu'elle a eu affaire à deux canailles de la pire espèce, de ces types coriaces avec les femmes seules, sans défense ; de ces types coriaces quand ils sont en bande dans les rues sombres, le métro ; de ces types coriaces comme des petits chefs dans le boulot. Bref, ce genre de gus « balaises quand ils tiennent les cartes et que le jeu est truqué. Et leur jeu est toujours truqué ».


Ils l'attendaient, planqués derrière la porte de l'allée. Ils se sont mis à deux pour l'attaquer, à peine entrée, l'étrangler et lui cogner la tête contre un pilier, à toute volée. Elle s'est écroulée. Ils l'ont violée.


Chez les petits voyous, le bas de gamme du mitan, ces belles ordures qui se font casser la gueule par les autres détenus, le viol est parfois une punition.


Aurait-elle été punie ? Et pourquoi ?


En tout cas, aujourd'hui, elle est brisée. Faudrait pouvoir noter des cris, des larmes de sang, pour exprimer ce qu'elle ressent. La haine, une haine définitive, absolue, l'aide pour l'instant à tenir. Mais la vengeance n'effacera rien. Même s'ils sont pris, même s'ils vont en taule, elle aura toujours cette souillure. On comprend dès lors pourquoi elle est aussi agressive envers les autres, la société, la police qui, selon elle, ne s'active pas assez pour retrouver les violeurs. Envers elle, également.


Le rapport médical est catégorique : les lésions psychologiques subies peuvent hypothéquer son avenir. On se remet d'un passage à tabac, d'une balle dans la peau ... Parfois.

 

Mais pas de ça !


 

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Ils sont nombreux, celles et ceux qui vendent leur force de travail, leur potentiel intellectuel, un peu comme ça, de-ci de-là, au mois, à la journée, au coup par coup, selon les besoins du moment, parfois même à l'année.


Souvent ignorés par les syndicats ou mal défendus par eux, méprisés par les « véritables » salariés, aux yeux des patrons corvéables à merci, ils doivent – en plus ! - subir les foucades et les sautes d'humeur des individus qui daignent leur donner quelques sous.


« C'est dingue la façon dont les petits chefs profitent de notre condition inavouée d'esclave ! Ils peuvent nous traiter comme des chiens, nous virer quand ça les démange, parce qu'on a refusé d'être encore plus servile, parce qu'on n'a pas voulu entrer dans leurs combines, ou pire : parce qu'ils sont de mauvais poil ce jour-là ».


Concepteur-rédacteur « free lance », Laurent sait de quoi il parle. Travaillant pour plusieurs agences, sans fiche de paie, sans sécurité sociale, il est à la merci d'une rumeur malveillante, d'un coup tordu ou d'un coup de gueule d'un chef de service, d'une nana qui utilise ses charmes pour lui faucher la place.


« Ceux qui se servent de gus comme moi finissent par se prendre pour des caïds. Le pouvoir absolu, incontrôlable, incontrôlé, qu'ils ont face à nous, leur fait tourner la tête. Ils ont, à notre égard, des comportements de "parrain". On est leur chose, leur train de vie, leurs nouveaux pauvres. Quand ils nous paient, on a toujours l'impression qu'ils nous rendent un service, qu'ils nous font un cadeau, un peu comme s'ils nous offraient un pull pour passer l'hiver ! »


Vacataire à la fac, François connaît les mêmes difficultés. Payé à coups de lance-pierres, il doit - en plus - courir les boîtes privées, les boîtes à fric, pour avoir un salaire à peine décent. Surtout qu'il est marié et a deux enfants.


« Pourquoi cette conspiration du silence en ce qui nous concerne ? Nos problèmes sont pourtant dix, cent, mille fois plus essentiels que telle ou telle affaire montée en épingle ... Dans l'université où j'enseigne, il n'est pas rare de trouver des vacataires possédant deux diplômes de troisième cycle et une thèse, alors que des types et des nanas en poste depuis plusieurs années n'ont toujours à leur actif qu'un simple DEA ! »


Sans statut social, ne bénéficiant d'aucune garantie, le vacataire peut se retrouver, du jour au lendemain, plus nu que le roi. Espérant – grâce à ses titres universitaires, ses compétences, ses responsabilités envers les étudiants – entrer un beau matin dans le système, il se tait.


« Parler, dire ce qui se passe réellement, c'est se vouer à une mort certaine ! Toutes les portes se refermeraient, car n'est pas vacataire qui veut. » Pour en être, il faut déjà connaître le langage, les lois et les coutumes, les pouvoirs occultes et les "passeurs" attitrés qui permettent de s'intégrer à la piétaille de l'enseignement supérieur. Cooptation, mot de passe, copinage, appartenance politique, font partie de ce gigantesque chassé-croisé qui conduit aux portes du système. « Alors, quand on est dans l'antichambre, même si c'est pour dix ans ou pour la vie, on se tait parce qu'on a peur d'en être chassé à jamais ».


Comme le disait un vieux prof, un vrai maître : à la fac, on ne choisit pas son sujet de thèse, on choisit celui dont on va porter le cartable et dont l'influence est déjà telle qu'il nous permettra de faire carrière ... D'où ce silence pesant.


Cette omerta.


 

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Au bout d'un moment, « ça devient si moche qu'on a envie de tout arrêter. On se dit que ça ne vaut pas le coup d'essayer de lutter ».


Chantal venait de faire le plein d'essence et s'engageait dans la rue lorsqu'un conducteur, furieux d'être obligé de lui laisser le passage, s'est mis à la prendre en chasse.


« J'étais avec mes deux jeunes enfants et c'est ma fillette de huit ans qui m'a dit : maman, il nous suit ! Au début, je n'y ai pas cru, puis j'ai compris que ma fille avait raison. Cela s'est passé un mercredi soir, vers 18 heures ».


Affolée, Chantal s'engage aussitôt sur le parking d'une grande surface et court se réfugier, avec ses gosses, à l'intérieur du magasin.


« Je me souviens, ce jour-là, il pleuvait et j'avais une sacrée frousse. Dehors, l'homme avait stoppé à la hauteur de mon véhicule. J'ai vraiment pensé qu'il allait rester là toute la soirée ».


Longtemps après ou quelques minutes plus tard, comment le savoir quand la peur brouille le temps, l'homme avait disparu. « Je me suis alors approchée de ma voiture et j'ai constaté qu'il avait lacéré, à coups de couteau, deux pneus ».


Anne, quant à elle, rentrait tranquillement chez elle après avoir fait la bringue chez des amis. La nuit s'effilochait avec les premières lueurs de l'aube et elle conduisait lentement, trop lentement au goût d'un automobiliste. Lequel, à un feu rouge, descendit de voiture et l'insulta :


« Alors, tu la bouges ta caisse ? Ou tu veux que je te donne de l'élan ...

- Soyez polii !

- T'en veux une ? »


Joignant le geste à la parole, l'homme ouvrit la portière et frappa Anne au visage d'un revers de main. « Je n'ai même pas eu la possibilité de me protéger tellement il a été rapide. D'ailleurs, je n'aurai jamais imaginé qu'un type puisse ainsi cogner une femme. Pendant une semaine, j'ai eu un bel hématome sous l'oeil ».


En repensant à ce qui lui est arrivé, Anne partage la conclusion de Chantal : au bout d'un moment, ça devient si moche qu'on a envie de tout arrêter, de tout laisser tomber.

 

 

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Vingt heures, déjà, et elle arrive sa nouvelle victime, pâle et fragile. Elle a un peu peur, ça se voit, elle joue son avenir et son emploi. Il est content, elle est comme il les désire. C'est pour cela qu'il exige une photo. Pas question de satisfaire ses obsessions avec n'importe qui.


Il sait que ça va marcher. Elles se font toujours piéger. Normal ! Il est le big boss. Le maître de jeu. Ce qu'il leur propose, par voie d'annonces dans la presse, est sacrément bien ficelé. Et, quand elles sont là, devant lui, il n'hésite jamais à mettre le paquet. Gestes amples et beaux discours avec, à la clef, de quoi les appâter : voyages d'affaires, voiture de fonction, frais vestimentaires et de représentation payés, très bon salaire mensuel.


Il parle, elle écoute. Il explique, elle enregistre. L'atmosphère est sérieuse : elle est impressionnée, il est PDG. Le moment est arrivé. Il sort une bouteille de champagne et s'exclame : « J'ai soif, vous boirez bien une coupe, si, si, j'insiste, il faut, c'est votre rôle ça aussi, c'est votre futur boulot ».


Elle accepte. Parce qu'elle a besoin de travailler. Parce que le poste, qu'il lui propose, la passionne. Elle y croit, elle veut y croire, et il le sent, le devine. Elle est sa proie, maintenant. Il peut changer de registre. « Dans le métier qui va être le vôtre, l'on doit souvent être très femme, sexy même. Lors de certaines soirées, il vous faudra porter des vêtements osés, vaporeux, transparents. Être parfois seins nus. Porter des bas et des jarretelles ».


Elle ne comprend plus. Elle se tait. Elle panique. Tout avait si bien commencé ! Et voici qu'à présent il la force à boire, il lui débite des insanités, il lui demande de se laisser aller, il l'invite à l'accompagner dans une boîte assez spéciale où les couples dansent à moitié nus.


Soudain, il se lève. Avec ses mots à elle, ses mots voilés de dégoût, ses mots qui lui font encore mal à l'âme, elle explique alors ce qui s'est passé. « Sous prétexte qu'il ne peut plus se retenir, il ouvre sa braguette et se ... devant moi. J'ai eu honte, vraiment honte. Il m'a salie. C'est abject ! Aussi abject qu'un viol. Je me suis enfuie en pleurant. »


La souillure, viol de l'âme.

 

 

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Il est des mots qui sont actuellement à la mode et des concepts qui font fureur. Il n'a a plus de femmes de ménage, mais des techniciennes de surface. Il n'y a plus de chefs du personnel, mais des directeurs des ressources humaines. Il n'y a plus de pauvres, mais des précaires. Et il n'y a pas si longtemps encore, il était bon d'affirmer que le capital le plus précieux dans une entreprise, grande ou petite, c'était les salariés.


Les patrons d'Agnès, monteuse en appareillage de mesures électriques, sont passés maîtres dans ce genre d'entourloupes verbales, d'expressions biaisées, et ils savent que l'histoire du monde n'est qu'une longue ribambelle de « baisers de Judas ».


Champagne et petits fours, discours lénifiants et accolades : Agnès est à la fête, Agnès est à l'honneur. Les grands patrons sont même venus de Troyes pour lui remettre sa médaille du travail. Les collègues sont là, eux-aussi, et ça fait chaud au coeur. On rit, on plaisante, on rêve à des jours meilleurs. Car la crise guette ce petit atelier situé dans le septième arrondissement.


Après la cérémonie, le travail reprend et la direction s'en va au restaurant. Vers 14 h, les « huiles » sont de retour et lachent la nouvelle : fermeture définitive de l'atelier et licenciement économique de tous les salariés. Sur le coup, personne n'y croit.


« Comment imaginer une telle fourberie ? Le matin, les patrons nous font la bise ; trois heures plus tard, ils nous jettent comme de vieilles chaussettes ... Ils auraient pu attendre un peu ... M'ont dégoûtée du champagne ! »


Agnès est encore sous le choc. Se retrouver au chômage n'est jamais évident, mais de cette façon-là ... en plus ! Sans parler qu'elle a 52 ans et qu'à cet âge, la recherche d'un nouvel emploi est franchement dramatique. 


Dans les dispositifs de gestion sociale à la sauce néolibérale, au-delà des mots qui ne sont que des leurres, l'homme reste toujours un loup pour l'homme. Voilà les coulisses de l'efficacité.


Mensonges et baisers de Judas.


 

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Était-il « un mendiant ou un messager de Dieu », se demandait-il souvent en écoutant sa chanson préférée : « Quand je t'aime » de Démis Roussos.


Grand, mince, style « Johnny belle gueule » avec du rire plein les yeux, sa casquette vissée sur la tête et son look branché « zoulou », il rêvait, comme ses frères antillais du groupe Kassav, pouvoir un jour voler vers le soleil - « volé koté soley ».


Mais le destin en a décidé autrement : il est mort, d'un coup de couteau, un triste soir de février, dans un quartier où la jeunesse est souvent tourmentée et où il est parfois difficile de vivre à l'écart de la violence.


Jimmy ne verra plus jamais le soleil, ni les étoiles - « soley lévé, zétoil bryé – et il ne pourra même pas regarder le film dans lequel il a joué : « Taggers ». Une histoire de la détresse ordinaire, quand des jeunes vivent dans la rue, se heurtent à la dure réalité de l'existence – drogue, violence – et cherchent un ailleurs improbable, l'évasion, en dessinant sur les murs.


Une histoire où Jimmy le fils des îles, l'enfant de la Martinique, s'était mis dans la peau de Taïto, son nom de comédien, son double à l'écran qui a eu plus de chance. Parfois, la fiction est moins cruelle que la vie constamment hantée par la mort « dont le seul nom nous fait peur »

 

« C'est elle qui nous blesse au plus profond de nous : la mort ! », murmure Danielle, l'une de ses soeurs.


Mais parfois aussi la vraie vie se confond avec la fiction pour donner à celles et ceux qui pleurent une parcelle de paradis, grâce à la magie du verbe, au pouvoir merveilleux des mots, à la force des rêves.


Dans « Taggers », Jimmy devenu Taïto donnait la parole aux murs, transformait le béton en toile immense. Au quartier, les copains de Jimmy ont, à leur tour, couvert l'intérieur de l'immeuble, où il a vécu, de graffitis. En haut, en bas, à droite, à gauche, au plafond et sur le sol, dans l'ascenseur et à tous les étages, des cris d'amour ou de détresse, des phrases nerveuses, hachées, secouées par la douleur, des poèmes conçus par les amis, connus ou inconnus, filles ou garçons, ont converti toutes les surfaces disponibles en autant de stèles funéraires, en autant de livres de pierre, en autant de chants funèbres.


« Jimmy tu es parti, Jimmy c'est pour la vie. Nous, on est là, on attend, on regarde passer le temps ... Une dernière fois on t'a entendu rire ... Tu as laissé dans nos coeurs des souvenirs bien meilleurs que cette nuit glacée où tu nous as quittés ... Où que tu sois, pour nous tu resteras le même, et on te crie très fort : Jimmy on t'aime ! »


Et, au sixième étage, là où vivait, il n'y a pas si longtemps encore, celui qui aurait pu être Taïto, des jours et des nuits durant, appuyé contre le mur, dans l'angle, juste en face de l'ascenseur, gardant la porte d'entrée et surveillant le palier, les allées et venues de la famille, des cousins, des amis, un gros ours en peluche a veillé.


Seul.


Ce « nounours » énigmatique aux yeux de verre brillant comme des larmes, avait quelque chose de pathétique. Comme s'il entendait rappeler à ceux qui le croisaient qu'au quartier encore, qu'au quartier toujours, qu'au quartier malgré le sang versé, l'on pouvait voir, par-delà les tours, « soley lévé, zétoil bryé ».

 

 

ANDÉOL