C'EST QUOI, ÊTRE FRANÇAIS ? [3]

Publié le par alain laurent-faucon



 

Les conceptions fondatrices de l’identité nationale


 

Les « marqueurs » de l'identité nationale sont à chercher du côté de Renan et de sa conception de la nation – notamment son recours à l'oubli comme thérapie civique -, et du côté de ce grand principe, jacobin et fondateur : la République « Une et Indivisible ». Sans oublier, bien sûr, les courants dominants de l'historiographie : un historien écrit d'abord pour ses pairs, afin d'obtenir « leur » reconnaissance - être l'un des leurs - et suit donc les voies tracées par les aînés, les maîtres du moment, les patrons de thèses. C'est l'un des points que l'on oublie trop souvent en épistémologie historique : l'on se demande toujours « comment l'histoire s'écrit », mais rarement « pour qui l'histoire s'écrit » !

Comme vous le constaterez en lisant et relisant l'article vraiment lumineux de Patrick Girard, l'identité nationale renvoie à tout un ensemble de concepts philosophiques, juridiques, historiques - nous aurons l'occasion d'y revenir - et pose aussitôt la question de l'histoire et de ses rapports avec la ou les mémoires.

Cette réflexion épistémologique sur
ce qu'est l'histoire sera abordée dans une synthèse sur l'identité, les identités, la reconnaissance et sur l'histoire, la mémoire, l'oubli. Avec, "in fine", cette interrogation jadis posée par un journaliste de Télérama : « peut-il y avoir une histoire juste et des mémoires apaisées ? » Et là, vous le verrez, tous les mots importent, même ceux qui semblent les plus anodins ! 

Pour trouver des réponses moins convenues sur l'identité nationale et pour "échapper" à ce double conditionnement intellectuel – la nation selon Renan et le principe d'unité et d'indivisibilité de la République – j'évoquerai, en cours d'année, les pertinentes analyses de Roberto Esposito sur la notion de "communauté".

Questionnant ce concept à partir de son sens étymologique -
cum munus - ce philosophe italien ouvre d'originales perspectives. Celles-ci, par exemple : « la communauté n'est pas une propriété, un plein, un territoire à défendre et à isoler de ceux qui n'en font pas partie. Elle est un vide, une dette, un don (tous sens de munus) à l'égard des autres ... »

Notez, dès à présent, combien le titre de l'article que je vous invite à lire et à méditer, est intéressant. Il peut être un sujet de dissertation de "culture gé" !

Notez, enfin, que cet article est paru en novembre 2005 dans un dossier de l'hebdomadaire Marianne consacré à la fracture coloniale. Et j'en profite pour vous inviter à consulter les excellents dossiers - ils sont en libre accès - de cet hebdomadaire non conformiste.

 

DOSSIER DE PRESSE 

 

L’identité nationale française : entre la mémoire et l’oubli.

Marianne - le 03/11/2005 - article de Patrick Girard – in DOSSIER "La fracture coloniale"


 La prise en compte des mémoires spécifiques, juive, maghrébine ou afro-antillaise, tarde à passer dans les faits car elle est en opposition flagrante avec les conceptions fondatrices de l’identité nationale française.


Avec la reconnaissance par la France de sa responsabilité dans la mise en œuvre de la solution finale de la question juive ( discours de Jacques Chirac au Vel d’Hiv en juillet 1995) et le vote par le Parlement d’une loi assimilant l’esclavage et la traite à un crime contre l’humanité, commémoré chaque année, les plus hautes autorités de l’Etat ont posé les jalons d’une « politique républicaine de l’identité » qui pose autant de problèmes qu’elle n’en résout.

Il s’agissait avant tout de remédier à l’occultation, jusque-là systématique, des pages les plus sombres et les plus douloureuses de notre histoire nationale : Vichy, la colonisation, les crimes coloniaux et l’esclavage aboli seulement en 1848 dans les colonies françaises. Jusqu’à une date très récente, les manuels d’histoire, du primaire à l’enseignement supérieur, en faisaient rarement pour ne pas dire jamais mention.

C’étaient là des sujets tabous ou tenus pour secondaires. Le grand historien de l’antisémitisme, Léon Poliakov rappelait qu’en dépit de la réputation internationale que lui valurent son Bréviaire de la haine et son Histoire de l’antisémitisme, sa carrière universitaire fut longtemps freinée par le pape de la «  nouvelle histoire », Fernand Braudel, qui n’était certes ni raciste ni antisémite. Mais il jugeait les préoccupations de Léon Poliakov indignes des regards de Clio et exigea de lui qu’il fasse ses « preuves » en se consacrant à un «  sujet sérieux », c’est-à-dire à un sujet relevant de l’histoire quantitative. C’est la raison pour laquelle, afin de conserver son poste au sein de l’Alma Mater, Léon Poliakov consacra sa thèse aux relations entre les banquiers juifs et le Saint-Siège. Fernand Braudel daigna alors convenir qu’en dépit du caractère « marqué » de l’étude, l’impétrant était digne d’être admis dans le cadre des desservants de Clio.

Jusqu’à la fin des années 1970, s’intéresser à l’histoire des minorités relevait du parcours du combattant. Il fallait trouver le professeur assez souple pour admettre pareille hérésie. Ayant décidé de m’intéresser à l’histoire des Juifs français au XIX° siècle et de leur consacrer mon mémoire de maîtrise et ma thèse de troisième cycle, je savais ne pouvoir compter que sur l’appui bienveillant de deux hommes que leurs opinions désignaient à la vindicte des soixante-huitards : Jacques Droz, spécialiste du mouvement ouvrier, très critiqué pour avoir soutenu la politique de participation initié par Edgar Faure ; Pierre Chaunu, brillant historien du monde ibérique et du protestantisme, souvent moqué pour la rigueur de ses convictions éthiques. Mais ils étaient d’authentiques libéraux, plus sensibles aux «  différences » que ceux qui voulaient les noyer dans leur fumeuse conception du Grand Soir.

Tout changea à la fin des années 70 avec l’émergence d’une mémoire juive spécifique sur fond de résurgence identitaire de la communauté juive rompant avec la vieille logique assimilationniste. Puis vint l’importance décisive accordée par l’école historique française à la politique anti-juive de Vichy, sous l’influence des travaux publiés aux Etats-Unis et au Canada par Stanley Hoffmann, Robert Paxton et Richard Marrus. L’émergence des théories révisionnistes de Faurisson et les propos douteux de Jean-Marie Le Pen contribuèrent, entre autres, à légitimer la mémoire juive de la Shoah et à faire entrer celle-ci dans les manuels d’histoire.

L’on assiste depuis quelques années à un phénomène similaire touchant les populations antillaises ou celles issues de l’immigration maghrébine et sub-saharienne qui revendiquent haut et fort que soient prises en considération leurs spécificités culturelles et les aspects les plus douloureux de leurs rapports anciens avec la métropole : l’esclavage, la traite négrière, le racisme, la colonisation et les crimes coloniaux. Ce que la communauté juive aura mis quarante ans à obtenir, ces communautés sont en train de l’acquérir relativement rapidement, avec, notamment, l’ouverture prochaine d’un musée de l’immigration et la refonte des manuels scolaires, désormais plus attentifs aux phénomènes mentionnés plus haut.

Reste que cela n’est pas sans poser des problèmes à la conception que nous avons de la nation française. Une conception volontiers qualifiée de jacobine et de faussement universaliste puisqu’elle vise à broyer les différences au nom d’une citoyenneté éthérée, indépendante de toute appartenance ethnique ou confessionnelle.

Patrick Weil a beau affirmer : «  L’immigration, la colonisation, l’esclavage ne s’opposent pas à l’histoire de France, elles en sont partie intégrante », il est bien obligé de constater qu’elles «  ont été traitées comme s’il revenait encore à Ernest Renan de définir les programmes scolaires de la fin du XX° siècle ». Car Renan est au cœur de la définition française de la nation, une communauté de destin et une histoire commune partagée au même titre qu’un corpus de valeurs, celles héritées de 1789, des valeurs nécessairement consensuelles puisqu’elles imposent l’oubli de tout ce qui a pu diviser : les privilèges, les religions, etc… L’oubli est indispensable à la construction de la nation, c’est un point sur lequel Ernest Renan insistait tout particulièrement dans sa célèbre conférence de 1882, Qu’est-ce qu’une nation ? : « L’oubli, et je dirai même l’erreur historique, sont un facteur essentiel de la création d’une nation ; et c’est ainsi que le progrès des études historiques est souvent pour la nationalité un danger. L’investigation historique, en effet, remet en lumière les faits de violence qui se sont passées à l’origine de toutes les formations politiques, mêmes de celles dont les conséquences ont été les plus bienfaisantes ».

C’est pour cette raison d’ailleurs que le judaïsme français, contrairement à son homologue allemand, ne développa jamais une Wissenschaft des Judentums, une Science du Judaïsme, et répugna à écrire sa propre histoire, au point de n’avoir jamais produit en son sein un Graetz ou un Doubnov. L’histoire des Juifs de France ne pouvait être différente de l’histoire de France et de l’histoire des Français, elle se confondait avec elle et tous les épisodes douloureux ( expulsions, pogroms, etc) étaient voués à l’oubli, condition sine qua non de l’égalité civique. Et c’est pour cette raison qu’après les années noires de l’Occupation, la communauté juive institutionnelle s’abstint de demander que soit reconnue la spécificité des souffrances qu’elle avait endurées. C’était là, estimait-elle, le prix à payer pour la reconduction du pacte républicain écorné par Vichy et elle se tint à cette attitude jusqu’à l’émergence, en son sein, de générations en quête de leur identité.

On observa le même phénomène aux Antilles après l’abolition de l’esclavage en 1848. C’est ainsi que l’un des premiers historiens du phénomène esclavagiste, Lucien Peytraud, concluait en 1897 sa magistrale étude, L’esclavage aux Antilles françaises avant 1789 (réédition chez Desormeaux, Pointe-à-Pitre, 1973) par ces mots : «  Un des éléments du patriotisme est d’ordinaire la communauté des souffrances et des joies dans le passé. Malheureusement, il ne saurait exister ici. Il faut donc que les descendants des anciens maîtres et des anciens esclaves oublient des souvenirs déjà si lointains. Puissent-ils, se dégageant de préjugés funestes, se réconcilier et fraterniser bien plutôt par la communauté d’efforts en vue de l’œuvre présente qui s’offre à eux et par la communauté des espérances en vue de l’avenir ».

Dès le 22 mai 1848, le gouverneur de la Martinique, Rostoland, affirmait : « Je recommande à chacun l’oubli du passé ». C’était là une position partagée par le mulâtre Cyrille Bissette, futur candidat à la députation : «  Consentons donc à un mutuel oubli du passé et jetons loin de nous nos funestes divisions, nos vieux préjugés d’un temps qui n’est plus, les vieilles récriminations qui ne font jamais l’affaire des partis et bien moins encore le bonheur du pays qui doit dominer et faire taire toutes les passions ». Au point, lui, descendant d’esclaves, de considérer que « ceux qui rappellent les souvenirs irritants du passé, les anciennes injustices faites à ceux qu’on appelle les hommes de couleur, et les horreurs de la servitude, peuvent être objectivement dénoncés comme travaillant à la ruine et à la destruction des colonies ».

On assista alors à un phénomène analogue à celui déjà mentionné pour les Juifs français après leur émancipation, le recours à l’oubli comme thérapie civique au point qu’évoquant les esclaves affranchis, Patrick Chamoiseau, chantre de la créolité, a pu écrire : « Ils ont demandé à leur silence de panser la blessure, de soigner au plus vite la douleur, de recréer autour de leur conscience cette stabilité qui aide à vivre ou, plus exactement, à essayer de vivre ».

Ce qui fait dire à Caroline Oudin-Bastide, dans son excellent Travail, capitalisme et société esclavagiste. Guadelopue-Martinique (XVII°-XIX° siècle) ( La Découverte, 348 p., 298 euros) : « Force est de constater qu’il n’existe pas aux Antilles de transmission orale ou explicite d’un récit de la traite et de l’esclavage ». Il existe une « mémoire obscure », infiniment plus douloureuse et taraudante qui  peine à trouver sa place avec l’émergence d’une nouvelle problématique visant à faire du devoir de mémoire la condition sine qua non de l’exercice plein et entier de la citoyenneté. Car c’est bien ce qui se passe aujourd’hui comme le souligne Caroline Oudin-Bastide : « Longtemps considéré comme la condition de l’intégration des anciennes colonies esclavagistes à la République, l’oubli est dénoncé dorénavant comme « antirépublicain ». L’esclavage était une négation des principes de la France, et il est nécessaire, explique le 10 mai 2 001 le Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Christian Paul, de restituer leur dignité à tous ceux – esclaves marrons, révoltés ou insurgés- qui l’ont combattu en leur donnant toute leur place dans la mémoire commune et vive de la France. Rompant avec l’oubli, qui « n’est pas une vertu républicaine », déclare pour sa part son successeur Brigitte Girardin, la République doit, pour consolider la communauté nationale, œuvrer au partage par tous les citoyens français de l’ensemble des mémoires croisées, parfois conflictuelles, qui font la France d’aujourd’hui ».

L’objectif était louable. Force toutefois est de constater que la « dénationalisation de l’oubli » et la privatisation du « devoir de mémoire », confié par l’Etat à des communautés ethniques ou religieuses censées l’incarner légitimement, a eu pour effet non pas de provoquer l’adhésion de l’ensemble de la nation à cette stratégie, mais, plus prosaïquement et plus cruellement, d’exacerber les rivalités entre les groupes qu’on entendait ainsi réhabiliter.

Les bourreaux s’en tirent bien, leurs victimes ou leurs descendants, eux, sont condamnés à s’entredéchirer dans cette « concurrence des victimes » bien mise en évidence par Jean-Michel Chaumont (La concurrence des victimes. Génocide, Identité, Reconnaissance, La Découverte/Poche, 12,50 euros). Ce chercheur belge n’a pas tort de citer les propos de l’écrivain noir américain Shelby Steele : « Quand je transforme ma différence en pouvoir, les autres groupes doivent bondir sur leur différence pour contenir mon pouvoir et conserver leur position relative par rapport à moi. Très rapidement, une politique de la différence se constitue de sorte que les groupes raciaux, ethniques ou de genre, sont forcés d’affirmer leurs droits et de rivaliser pour des pouvoirs fondés uniquement sur ce qui les rend différents des autres ». Jean-Michel Chaumont y voit le terrain propice à la naissance d’affrontements civils d’un nouveau genre conduisant les groupes concernés non pas à s’intégrer mais à se marginaliser encore plus et à voir dans cette logique suicidaire dont ils sont les seuls responsables une stigmatisation de leur environnement : « Il reste une marge entre la reconnaissance des fautes et des erreurs et la capacité de valoriser un groupe non plus seulement comme victime d’injustices passées, mais en tant que contribuant positivement à la vie sociale présente. La victime suscite de la compassion pour ce qu’elle subit. Il fut un temps où les codes militaires n’étaient pas en reste d’estime pour les vaincus quand la défaite avait été jugée honorable. Actuellement, dans nos sociétés, il me semble que, grossièrement résumée, l’économie des allocations de prestige collectif obéit fondamentalement à deux règles : une estime diffuse s’attache d’une part à l’ensemble des contributions à la reproduction de la vie, c’est-à-dire à la participation au processus économique. C’est une estime fonctionnelle, qui est inégalement distribuée selon les catégories professionnelles, mais dont jouissent à peu près tous ceux qui ont un emploi. Au-delà de l’estime attachée à cette reconnaissance de l’utilité sociale, il y a l’estime des excellences qui, dans tous les domaines, honore ceux qui, à travers des œuvres ou des actions jugées supérieures à la moyenne, exaltent davantage que les autres les valeurs de leur société d’appartenance. On voit de suite que ces deux sources d’allocation d’estime collective excluent d’emblée un grand nombre de groupes dont les accomplissements ne correspondent pas aux critères de reconnaissance. Il suffit, par exemple, de penser au cas des chômeurs pour les premiers, à celui des groupes minorisés pour le second. Si seul le respect manifesté aux valeurs attachées à une activité ou à un mode de vie précis conditionne l’allocation de prestige, il n’y a pas de salut hors la constitution de sous-cultures ghettoïsées dont les membres redistribuent entre eux l’estime qu’ils ne peuvent obtenir à l’extérieur. Le problème réside alors en ceci que c’est précisément de l’extérieur que la reconnaissance est la plus attendue, et l’espèce de renforcement que peuvent se prodiguer réciproquement les membres d’une sous-culture n’est jamais qu’un palliatif ».

C’est précisément le piège où nous conduit la survalorisation des mémoires particulières au détriment d’une mémoire centrale. Un danger qu’avait bien perçu Frantz Fanon dès 1952 en écrivant dans ses Damnés de la Terre : « Seront désaliénés Nègres et Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la Tour substantialisée du Passé. .. Je suis un homme et c’est tout le passé du monde que j’ai à reprendre. Je ne suis pas seulement responsable de la révolte de Saint-Domingue … En aucune façon, je ne dois tirer du passé des peuples de couleur ma vocation originelle. En aucune façon je ne dois m’attacher à faire revivre une civilisation nègre injustement méconnue. Je ne me fais l’homme d’aucun passé. Je ne veux pas chanter le passé aux dépens de mon présent et de mon avenir … N’ai-je donc pas sur cette terre autre chose à faire qu’à venger les Noirs du XVII° siècle ?…Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître. Je n’ai ni le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués…Vais-je demander à l’homme blanc d’aujourd’hui d’être responsable des négriers du XVII° siècle ?.. Je ne suis pas esclave de l’Esclavage qui déshumanisa mes pères ». La réflexion pourrait s’appliquer aux autres groupes minorisés, Juifs, Tsiganes, etc. Elle montre une chose : il serait peut-être temps, grand temps, d’en revenir à Renan.

On lira la très précieuse étude publiée sous la direction de Patrick Weil et Stéphane Dufoix, L’esclavage, la colonisation, et après…., PUF, 628 p., 29 euros.

Lire aussi de Stephen Smith et Géraldine Faes, Noirs et Français !, Panama, 448p., 20 euros.

Concernant cet ouvrage, Patrick Girard écrit : ce livre « démontre que la « question noire » est aussi et surtout une « question blanche » et l’un des ultimes défis que la République doit relever si elle veut démontrer la permanence et la pertinence de ses valeurs. A condition toutefois qu’elle le veuille sans y être contrainte par le poids d’événements que son indolence ne lui aura pas permis de prévenir à temps. Il n’est pas sûr que la classe politique française l’ait véritablement compris, habituée qu’elle est à ne considérer les DOM –TOM que comme un providentiel réservoir de voix qui font parfois la différence, la seule qu’on veuille bien leur reconnaître. » - art. "Les mouvements noirs en France, de la Révolution au Cran", Marianne, le 10/05/2006, dossier « Esclavage : Quand l'histoire s'invite dans le débat politique contemporain ».


Publié dans IDENTITÉ NATIONALE

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