FAMILLE - NEUWIRTH - NATALITÉ

Publié le par alain laurent-faucon



La loi Neuwirth sur la contraception, promulguée le 28 décembre 1967, aurait transformé notre modèle familial.
Les Français plébicitent désormais la famille à deux enfants, est-il constaté à la « Une » du Monde daté du 28 décembre 2007. Quarante ans après la promulgation de la loi Neuwirth sur la  "prophylaxia anticonceptionnelle" (28 décembre 1967), poursuit l'article
du Monde, « la contraception est pleinement entrée dans les moeurs en France : 95% des femmes, qui ont une activité sexuelle et ne souhaitent pas avoir d'enfants, utilisent une méthode contraceptive, et 57% font confiance à la pilule.

« Il avait pourtant fallu plus d'une année de débats politiques difficiles pour que le député UNR Lucien Neuwirth parvienne à faire voter sa proposition de loi, et deux ans supplémentaires pour que ses décrets d'application, bloquées sous la pression de l'Église catholique, soient publiés. »

« Mais si la loi a permis, comme l'avait défendu M. Neuwirth, de « passer de la maternité accidentelle et due souvent au hasard à une maternité consciente et pleinement responsable », elle a débouché sur une autre révolution : la famille française s'est standardisée. Deux enfants, séparés par un intervalle de trois ans, telle est devenue la norme, à mesure que se développait l'activité professionnelle des femmes. Entre la fin des années 1960 et les années 1990, la part des naissances que les parents considèrent comme « bien planifiées » est passée de 59% à 83%. »

« Malgré la diffusion de la contraception, les avortements demeurent nombreux, près de 200 000 par an. Or, près de deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes placées sous contraception. Le Mouvement pour le Planning familial a rappelé, lundi 24 décembre, « 
la nécessité de ne pas laisser la loi Neuwirth inachevée », en développant le remboursement et l'information de tous les moyens contraceptifs. En septembre, le gouvernement a lancé, pour trois ans, une campagne sur le thème « la meilleure contraception est celle qu'on choisit ». Elle sera relayée en Ile-de-France à partir du 18 janvier 2008. »







DOSSIER DE PRESSE





La révolution Neuwirth




Édito du Monde
| vendredi 28 décembre 2007

Il y a quarante ans, malgré l'incompréhension d'une partie de sa famille politique et de l'opinion, le simple député UNR de la Loire Lucien Neuwirth faisait voter une loi qui allait révolutionner les moeurs de la société française : pour la première fois dans l'histoire, le législateur donnait aux femmes, avec la contraception, un moyen facile et légal de contrôler leur fécondité. Près d'un demi-siècle plus tard, l'usage de cette liberté enfin accordée aux femmes de disposer de leur corps s'est tellement généralisé que la pilule - et les choix qu'elle permet - a façonné une nouvelle famille à la française : deux enfants, espacés de trois ans.

Néanmoins, pouvoirs publics et associations se heurtent à un plancher apparemment incompressible d'environ 200 000 avortements par an. Ce chiffre est stable depuis une vingtaine d'années. Le problème n'est ni le coût ni la possibilité d'accès à la contraception. D'ailleurs, deux tiers des grossesses non prévues surviennent chez des femmes sous contraception, et 23 % des avortements sont le fait de femmes qui prennent la pilule. La vraie difficulté vient de l'inadéquation de la seule pilule, moyen uniforme de contraception, à des comportements devenus divers et très volatils. Sans compter une réticence accrue face aux contraintes de régularité que suppose la prise quotidienne, sans aucun oubli. Le comportement sexuel et les besoins contraceptifs d'une très jeune fille ne sont pas ceux d'une trentenaire mère de deux enfants et qui ne souhaite pas en avoir un troisième.

Aujourd'hui, les moyens techniques ont beaucoup évolué et permettent une approche individualisée, ciblée. Ainsi, une mineure prise au dépourvu qui pousse la porte de n'importe quelle pharmacie peut se voir délivrer gratuitement et sans formalités une "pilule du lendemain". Encore faut-il qu'elle le sache. C'est pourquoi la priorité doit maintenant aller à l'individualisation, à une prise en charge et un suivi assez fin de tous ces comportements. Il faut dépasser la seule approche médicale, intégrer une approche psychologique, sortir du schéma selon lequel le médecin de famille délivre d'office une ordonnance pour la seule pilule. Les pouvoirs publics en ont pris conscience, puisqu'ils ont présenté à l'automne une campagne sur trois ans intitulée "La meilleure contraception est celle qu'on choisit". La région Ile-de-France va entamer sa propre campagne le 18 janvier, avec plusieurs associations.

Une fois lancé le mot d'ordre, il faut une volonté, des moyens, un maillage serré. Mais le jeu en vaut la chandelle. Un avortement est toujours un échec culpabilisant et un traumatisme. Sans oublier les difficultés d'accès à l'IVG. Quarante ans plus tard, il reste à parachever le succès de la loi Neuwirth en résolvant le "paradoxe contraceptif" français, selon l'expression de la chercheuse Nathalie Bajos.

 




Deux enfants, trois ans d'écart : la famille

standardisée


LE MONDE | Article paru dans l'édition du 28.12.07.

 

La loi Neuwirth sur la contraception, promulguée le 28 décembre 1967, a transformé le modèle français


GAMMA/TOM GRILL

Quarante ans après la loi autorisant la contraception, l'intervalle entre deux enfants est planifié

Elle a, sans le savoir, construit la famille idéale de ce début de millénaire : un père, une mère et deux enfants séparés par un intervalle de trois ans. Gwenaëlle Matyla, psychologue à Paris, est en cela l'héritière de la loi Neuwirth autorisant la pilule contraceptive, promulguée il y a quarante ans, le 28 décembre 1967. Une révolution pour le modèle familial français. "Un enfant c'est bien, deux c'est merveilleux, trois c'est non, résume-t-elle en riant. Je ne voulais pas avoir d'enfant unique car c'est génial d'avoir un frère ou une soeur. Mais trois, c'est vraiment trop compliqué : il faut retrouver un mode de garde, changer de logement, renforcer l'organisation pour les vacances. Nous travaillons tous les deux, nous passons beaucoup de temps avec nos enfants, comment faire pour être disponible pour un troisième ?"

La fille de Gwenaëlle Matyla a aujourd'hui sept ans et demi, son fils quatre ans et demi. Pour leur mère, cet écart de trois ans est parfait. "On ne voulait pas qu'ils soient trop éloignés, pour qu'ils puissent jouer ensemble, raconte-t-elle. Mais on ne voulait pas non plus qu'ils soient trop rapprochés pour que ce ne soit pas trop lourd. Trois ans, c'est une bonne mesure : quand son petit frère est né, Aurélia n'avait plus de couches, elle allait rarement dans sa poussette et elle entrait à l'école maternelle. Elle commençait à avoir un petit peu sa vie, ce nouveau bébé n'empiétait pas trop sur son territoire."

Deux enfants, trois ans d'écart : la famille de Gwenaëlle Matyla correspond ainsi au modèle familial choisi par une part croissante de Français. Si l'on compare la "descendance finale" des femmes qui avaient trente ans dans les années 1960 à celle qui avaient le même âge dans les années 1990, on constate l'irrésistible déclin des familles nombreuses : le nombre de femmes ayant eu quatre enfants ou plus passe de 25 % à moins de 10 %. En revanche, la famille à deux enfants est désormais plébiscitée : en trente ans, la part des couples ayant opté pour ce modèle passe de 25 % à plus de 40 %.

Avec la contraception, les écarts entre les enfants se sont, eux aussi, standardisés. "L'intervalle avec la naissance précédente est de moins en moins laissé au hasard", résument Arnaud Régnier-Loilier et Henri Léridon dans Population et Sociétés, une publication de l'Institut national d'études démographiques. Aujourd'hui, la moitié des secondes naissances, au sein d'une même union, surviennent dans les trois ans qui suivent la première. En revanche, les enfants très rapprochés sont devenus rares : dans les années 1990, seulement 6 % des secondes naissances survenaient au cours de l'année qui suivait la première, contre 20 % dans les années 1960.

Quarante ans après la promulgation de la loi Neuwirth, la contraception est pleinement entrée dans les moeurs : en 2005, plus de 95 % des femmes qui n'étaient pas stériles, qui avaient une activité sexuelle et qui ne souhaitaient pas avoir d'enfants utilisaient une méthode contraceptive. "J'ai commencé à travailler en 1972, raconte le docteur Raymond Belaiche, gynécologue accoucheur à Montpellier. Dans ces années-là, beaucoup de femmes étaient enceintes par "accident" et se demandaient si elles allaient garder l'enfant. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus rare."

Car les enfants sont de plus en plus "programmés" : entre la fin des années 1960 et les années 1990, la part des naissances que les parents considèrent comme "bien planifiées" est passée de 59 à 83 %. "La diminution de la part des naissances non désirées ou mal planifiées a eu lieu très rapidement, en une dizaine d'années seulement, entre 1970 et 1980 à peu près, notent MM. Régnier-Loilier et Léridon dans leur étude. Elle a touché les femmes de tous âges, même si les plus jeunes restent les plus concernées."

Pour Arnaud Régnier-Loilier, la révolution contraceptive des années 1970 a profondément modifié le rapport aux enfants et à la famille. "Avant la loi Neuwirth, les femmes vivaient dans la crainte perpétuelle d'être enceintes, et elles devaient constamment "faire attention", souligne-t-il. Aujourd'hui, l'état normal, c'est au contraire celui où l'on n'est pas exposé à une grossesse, puisque la plupart des femmes ont une méthode contraceptive continue dès leurs premiers rapports sexuels. Avoir un enfant, cela suppose donc, dans la plupart des cas, de réfléchir, de prendre une décision et d'arrêter sa contraception."

Pour beaucoup de couples, la planification des naissances n'est pas seulement un héritage de la loi Neuwirth : elle est aussi le corollaire du travail des femmes. Depuis leur entrée dans le monde du salariat, au cours des années 1970, le nombre de couples "bi actifs" ne cesse de croître : en l'an 2000, 65 % des ménages cumulaient deux emplois. "Je suis cadre commerciale et je suis souvent en déplacement, raconte Murielle Le Sann, qui a un fils de douze ans et demi une fille de neuf ans. Avec deux enfants, c'est forcément compliqué à organiser, même si mon mari participe beaucoup aux tâches familiales et ménagères. Si nous voulons continuer à travailler tous les deux, un troisième enfant serait vraiment lourd à gérer. Et nous aurions sans doute l'insatisfaction de ne pas bien nous en occuper."

Anne Chemin


CHIFFRES


Contraception

En 2005, selon l'Inpes et l'Inserm, parmi les femmes de 15 à 49 ans qui ne souhaitaient pas être enceintes, 57 % faisaient confiance à la pilule, 25 % au stérilet, 11 % aux préservatifs, 3 % aux méthodes locales et naturelles (retrait, abstinence périodique, spermicides), 1,5 % à l'implant. 2 % étaient stérilisées.

Avortement

Autorisé en 1975 par la loi Veil, remboursé par la Sécurité sociale depuis 1982, l'avortement est pratiqué en France jusqu'à douze semaines de grossesse. Malgré la diffusion de la contraception, plus de 200 000 IVG sont enregistrées tous les ans. Selon l'enquête Cocon conduite par l'Inserm et l'INED, près de deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes sous contraception et 23 % des avortements concernent des femmes qui prennent la pilule. Ces échecs sont souvent liés au fait que le contraceptif n'est pas adapté au mode de vie et à la sexualité de son utilisatrice.

Famille

Parmi les femmes nées en 1960, 40,1 % ont eu deux enfants, 21,9 % trois enfants, 17,9 % un enfant, 9,7 % quatre enfants ou plus et 10,4 % n'ont pas eu d'enfant. Si l'on compare ces chiffres à ceux de la génération précédente - les femmes nées en 1930 -, on constate une légère diminution du nombre de femmes n'ayant pas eu d'enfant, une chute notable du nombre de femmes ayant fait des familles nombreuses, une relative stabilité du nombre de femmes ayant eu un ou trois enfants et une forte progression du nombre de femmes ayant eu deux enfants.




Rétrospective - A l'Assemblée Nationale, en 1967 :




"Les hommes perdront la fière conscience

de leur virilité féconde"



LE MONDE | Article paru dans l'édition du 28.12.07.

Il aura fallu une année de débat parlementaire pour que la loi Neuwirth sur la "prophylaxie anticonceptionnelle" soit adoptée, et promulguée le 28 décembre 1967. C'est pendant la seconde guerre mondiale, alors qu'il avait rejoint Londres et le général De Gaulle, que Lucien Neuwirth a découvert l'existence de la "pilule" : la "gynomine", contraceptif à usage unique, était en vente libre dans les parfumeries anglaises. Il en rapporta quelques échantillons à Saint-Etienne à son retour en France.

Les premières démarches de M. Neuwirth - devenu en 1958 député de la Loire, membre de l'Union démocratique pour la Ve République (UDR) - pour promouvoir la contraception, ne recueillent qu'indifférence ou hostilité. Au cours de la campagne présidentielle de 1965, François Mitterrand évoque le sujet, qui devient dès lors une question politique. De Gaulle y reste cependant opposé. M. Neuwirth lui demande malgré tout un rendez-vous. "Pendant quarante minutes, alors que je m'efforçais d'argumenter sur l'enfant désiré et l'enfant non désiré, il n'a pas dit un mot, raconte l'ancien député. Puis, après avoir longuement réfléchi, il me dit : "C'est vrai, transmettre la vie, c'est important, il faut que ce soit un acte lucide. Continuez.""

Le 18 mai 1966, M. Neuwirth dépose sa proposition de loi. L'examen en première lecture à l'Assemblée ne commence que le 1er juillet 1967. "L'heure est désormais venue de passer de la maternité accidentelle et due souvent au seul hasard à une maternité consciente et pleinement responsable", défend alors le député. En dépit des nombreux verrous que le rapporteur a posés sur son propre texte, les oppositions sont fortes.

"Solution de facilité"

Pour Jacques Hébert (Manche), "la pilule est dangereuse. (...) Nous avons le devoir, nous qui sommes, en tant que législateurs, responsables devant les générations futures du patrimoine biologique des Français, de ne pas autoriser la diffusion de produits dont les conséquences lointaines sont encore très mal connues." Et d'ajouter : "Détruire la vie avant la fécondation, après la fécondation, avant la nidation, après la nidation, revient au même sur le plan de l'éthique." Pour le député Claude Peyret (UDR, Vienne), "le désir de recourir à des méthodes contraceptives procède toujours d'un même besoin d'obtenir une sorte d'assurance contre la grossesse, que certains souhaiteraient inclure dans la Sécurité sociale". Pour l'élu, c'est une "solution de facilité qui voudrait remplacer la maîtrise de soi, quand celle-ci doit être le but de toute éducation."

Jean Coumaros (Moselle) juge "regrettable qu'un tel projet ne puisse être discuté à huis clos, comme aux assises quand il s'agit d'affaires de moeurs". Selon le député, "les enfants ne sont pas toujours engendrés par la réflexion et par la raison, mais dans un élan d'amour irrésistible, comme l'exigent la nature et l'instinct de continuité de l'espèce humaine." Avec la pilule, affirme M. Coumaros, "ces effusions périront dans le néant. Les maris ont-ils songé que désormais c'est la femme qui détiendra le pouvoir absolu d'avoir ou de ne pas avoir d'enfants en absorbant la pilule, même à leur insu ? Les hommes perdront alors la fière conscience de leur virilité féconde et les femmes ne seront plus qu'un objet de volupté stérile."

Les députés adoptent définitivement le texte en deuxième lecture le 14 décembre 1967. La loi Neuwirth n'entrera en vigueur qu'en 1969, les décrets d'application étant longtemps restés bloqués sous la pression, notamment, de l'Eglise catholique et de ses représentants les plus actifs au sein du gouvernement, dont la secrétaire d'Etat à l'action sociale, Marie-Madeleine Dienesch, qui refusait de les signer.

Patrick Roger

 




Huit naissances sur dix sont


"programmées"


LE MONDE | Article paru dans l'édition du 29.11.07.

Il y a quarante ans, en 1967, la loi Neuwirth libéralisait la contraception. Pour la première fois en France, les femmes avaient accès à la pilule, même si l'usage des contraceptifs était strictement encadré : les mineures ne pouvaient l'obtenir sans l'autorisation de leurs parents et les pharmaciens devaient remplir des carnets à souches mentionnant le nom des acheteuses, comme pour les médicaments dangereux.

Quarante ans plus tard, cette petite révolution qui a contribué à dissocier sexualité et reproduction est pleinement entrée dans les moeurs : aujourd'hui, 60 % des femmes de 20 à 44 ans qui ne souhaitent pas avoir d'enfants prennent la pilule, contre seulement 5 % en 1970. Pour la première fois de l'histoire, "l'état "normal" est ainsi devenu celui où l'on n'est pas exposé au risque d'une grossesse non désirée", notent Arnaud Régnier-Loilier et Henri Léridon dans une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED) publiée mardi 27 novembre.

Des grossesses non prévues

Au fil des ans, la contraception a modifié en profondeur notre conception de la famille. Aujourd'hui, le taux d'enfants "programmés" a considérablement progressé passant de 59 % en 1970 à 83 % en 1995. "Ce recul des naissances non souhaitées, qui a débuté dès le milieu des années 1960, explique en partie la baisse brutale de la fécondité observée au cours des années 1970", souligne l'INED. Cette évolution s'est produite dès le lendemain du vote de la loi Neuwirth, au cours des années 1970 et du début des années 1980. "Elle a touché les femmes de tous âges, même si les plus jeunes restent les plus concernées, écrivent MM. Régnier-Loilier et Léridon. La composante planifiée des naissances n'évolue plus que légèrement depuis le milieu des années 1980, se maintenant vers 80 % à 85 % des naissances."

Désormais, même l'intervalle entre deux enfants est planifié. Dans une famille, la moitié des secondes naissances surviennent trois ans après la première. Les enfants très rapprochés sont de plus en plus rares : en 1965, près de 20 % des frères et soeurs avaient moins d'un an de différence, contre seulement 6 % en 1990. "L'intervalle avec la naissance précédente est de moins en moins laissé au hasard", résume l'INED.

Malgré ce soin extrême à "programmer" les familles, les grossesses restent soumises à beaucoup d'aléas. En ajoutant les avortements, les naissances "non désirées", les naissances "mal planifiées" et celles qui sont survenues alors que la femme "n'y pensait pas", l'INED conclut qu'un tiers des grossesses n'étaient pas "prévues".

Anne Chemin


A LIRE :

"La loi Neuwirth, pourquoi tant de grossesses imprévues ?" d'Arnaud Régnier-Loilier et Henri Léridon, in Population et sociétés, n° 439, novembre 2007.




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