QUESTIONNER LES MOTS [4]

Publié le par alain laurent-faucon



MOT A MOT TIC ET TOC


Je vous ai, à maintes reprises, invités à lire et à re-lire quelques ouvrages indispensables pour mieux questionner les mots du sujet de la dissertation, à consulter aussi certains blogs, et, à présent, je vous propose d'aller voir la rubrique Au mot de Libération - http://www.liberation.fr/.

Une « piqûre de rappel » est peut-être nécessaire :

1°) parmi les livres indispensables, qui analysent et décortiquent les mots, décrivent les tics langagiers, les dérives verbales, citons celui d'Alain REY, A mots découverts, éd. Robert Laffont, Paris, 2006 ; et celui d'Éric HAZAN, LQR. La propagande du quotidien, éd. Raison d'Agir, Paris, 2006 ;

2°) parmi les sites et les blogs qui entreprennent le même travail salutaire et brillant, citons le blog de Jean Véronis : Technologies du langage ;


 



Quand le questionnement des mots

peut être considéré

comme l'un des beaux-arts




Un grand bravo aux journalistes de Libé



Au mot

Transfèrement

Annette Lévy-Willard - LIBÉRATION : samedi 29 décembre 2007

J’ai hésité. En cette semaine juridico-archaïque, fallait-il choisir le médiéval « travaux forcés » avec ses images de chaînes et de boulets, ou le technique « transfèrement » ? La règle de cette chronique étant le mot unique (il y eut pourtant l’exception présidentielle de « bling-bling » la semaine dernière), transfèrement doubla d’une tête travaux forcés.

Dans les premiers jours, on crut à un trébuchement de journalistes fatigués quand on entendit que le gouvernement français allait demander le transfèrement des futurs condamnés de l’Arche de Zoé. Pourquoi pas extradition, transfert ou expulsion ? Parce qu’il s’agit de transférer, certes, mais d’un centre de détention à un autre, pas de relâcher dans la nature, sitôt sur le sol national, les six Français de l’Arche de Zoé, condamnés par la justice tchadienne. Puis le mot s’imposa sur la scène de l’actualité, on s’habitua à articuler péniblement transfèrement au lieu de tranfert.

Le terme ainsi devenu à la mode, on découvrit qu’il avait une histoire. Et même qu’il était moderne. Si l’on saute l’époque latine, le transfèrement a connu une seconde vie quand l’Union européenne - en septembre 2001, dans l’onde de choc traumatique des attentats du World Trade Center - propose de remplacer l’échange complexe des délinquants entre les pays par cette voie plus expéditive : on transférerait quasi automatiquement les personnes recherchées ou condamnées et, surtout et bien sûr, celles accusées ou soupçonnées de terrorisme. Les quinze pays membres pourront ainsi sauter par-dessus les frontières juridiques pour s’échanger à leur guise les criminels ou supposés criminels. Le mot venait, cette année-là, de marquer la pierre fondatrice de la justice internationale quand Slobodan Milosevic, l’ex-président yougoslave, avait expérimenté son transfèrement au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à La Haye.

Plus people, le chanteur Bertrand Cantat, qui a tué Marie Trintignant, a eu la chance d’obtenir son transfèrement de la prison lituanienne de Vilnius pour purger le reste de sa condamnation dans une prison toulousaine (et bénéficier des remises de peine automatiques du système français). La CIA et les Etats-Unis ont usé et abusé des transfèrements - clandestins - pour enlever des islamistes, les interroger, ou les garder secrètement dans des prisons à l’étranger.

On comprend donc que pour certains le transfèrement s’annonce comme une mauvaise nouvelle, et, pour d’autres, comme une bonne. Mauvaise quand on se retrouve expédié en terre étrangère pour y être interrogé, jugé, condamné (et parfois torturé). Bonne quand on rentre à la maison dans le «confort» de sa prison et de sa justice.



Au mot

Bling-bling

Didier Péron - LIBÉRATION : samedi 22 décembre 2007

« Président bling-bling » : la une de Libé du 19 décembre baptisait ainsi la nouvelle espèce sonnante d’homme politique qui conduit désormais la nation, posant ses Weston dans le sillage de l’histrionisme des gangsta rappers. Goût de la bijouterie, du clinquant, du show off revenu en force dans le hip-hop, notamment via le label Cash Money Records. L’expression est osée, franchement insolente, car l’envers pas même implicite du style « bling-bling » est le « gang bang », la partouze géante dans des villas somptueuses, avec deux ou trois machos pour des dizaines de nymphomanes en string.

« Bling-bling » est une onomatopée, c’est-à-dire un mot créé par imitation d’un son ou d’un bruit. Le signifié et le signifiant se pénètrent (aïe) et se confondent (wiiiiizzzzz). Le nom est la représentation de la chose en soi par l’entremise du nomothète (profitez du week-end glagla pour relire le Cratyle de Platon). Pour rappel, nous avions avec Chirac un président qui faisait « pschitt » dans les flonflons de son palais élyséen.

Après l’épisode du « Guide libyen » qui avait l’air un peu toc-toc dans sa tête, la semaine n’a donc été qu’un long blabla sur les guili-guili énamourés du nouveau chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran à Disneyland (Mickey, Minnie, Loulou, Panpan…) avec toutes sortes de périphrases pour disserter sur le genre de joujou extra (qui fait crac boum hue) lui permettant de coincer de la meuf taf-taf (« vite fait », en argot sénégalais).

Depuis six mois, décidément, on ne nous aura rien épargné : le tic-tac de la Rolex, le « han han » exténué du jogger fou, le « ariiibaa, ariiibaa » du Speedy Gonzales de la diplomatie internationale, et les couacs des ministères fantômes où l’on croise les spectres de la représentation démocratiques qui font « Hou! Hou ! » dans l’indifférence générale. Une amie belge nous assure qu’en wallon la tendance à l’agitation de bocal se dit rouf-rouf, tandis qu’à Bruxelles, qui a sa langue propre et bien pendue, on dit surtout djoum-djoum (quand on veut exprimer le coup sur la tête). Exemple : « Je suis djoum-djoum par l’alcool (ou Carla) devenu. »

Dans l’attente d’une reprise guitare sèche, par la chanteuse à textes, du tube de Sheila Bang bang (« Tu m’as quittée bang bang/Je suis restée bang bang ») ou, plus dansant, d’Annie Cordy, Tata Yoyo (« Mais, moi j’aime ça quand ça fait ding ding di gue ding/Comme une samba »), on pose nos petits chaussons vides sous le sapin en plastique, on débouche le jerrycan de vodka, et glou et glou, et glou et glou…



Au mot

Sécuriser

Gérard Lefort - LIBÉRATION : samedi 1 décembre 2007

« Sécuriser » est un verbe jeune importé de l’américain, puisque son succès et abus date de la première guerre en Irak, où l’armée américaine avait pour mission de « sécuriser » le pays, après la tentative d’annexion du Koweït par Saddam Hussein.

Dans la petite foulée de « sécuriser », les correspondants de guerre durent aussi apprendre son corollaire, « embedded » qui signifiait qu’aucun journaliste ne ferait son métier s’il n’était pas « encastré » dans la propagande militaire. L’étymologie du verbe - « im’bed » - laissait supposer que cet encastrement reviendrait à « être au lit » avec un GI mais rien n’a été prouvé. Qui dit « sécuriser », dit donc situation de conflit qu’il faudrait réduire, quitte à ce que la sécurisation réussie soit synonyme de cimetière.

Cette semaine où « émeute » l’a disputé à « guérilla », voire à « guerre » dans « les banlieues », « sécuriser » a pris du galon. On a pu ainsi apprendre l’existence de certaines sociétés commerciales qui, à Villiers-le-Bel comme ailleurs, proposent de « sécuriser » les journalistes et surtout les reporters télés, si d’aventure ils étaient pris à partie par des autochtones un peu nerveux que, pour la trentième fois, les caméras du 20 heures zooment sur la même voiture incendiée. Mais comme il n’y a pas émeute tous les soirs, ces mêmes sociétés offrent de « sécuriser » aussi les tournages de cinéma. Ma cité va craquer soit, mais si elle pouvait attendre qu’on soit rentré dans le centre-ville, ce serait trop cool. De là à imaginer que lorsqu’une banlieue ne brûle pas du tout, c’est-à-dire la très grande majorité du temps, ces dites sociétés sécurisantes auraient peut-être intérêt à jouer avec les allumettes…

Dans le même registre paramilitaire, l’actualité nous informe que les journalistes sommés de sauter dans un treillis dès qu’ils franchissent le périphérique peuvent désormais s’adjoindre les services de « fixeurs » qui ne sont pas du tout des pots de colle mais des guides servant de canne blanche dans la jungle suburbaine, voire d’interprète au cas où ils ne comprendraient pas tous les mots difficiles des « voyous ».

Cela dit, en dehors des heures de banlieue, « sécuriser » est aussi au garde-à-vous. Longtemps, il fut question de gérer (son emploi du temps, la situation, son relationnel en crise). Désormais, il semblerait qu’il faille reprendre tout ça pour le « sécuriser ». Exemples par ouï-dire : « J’ai sécurisé le rendez-vous avec Delphine. » Ou encore : « Ce week-end, je sécurise mes achats de Noël. »

A l’heure où aucune mère de famille n’admet que son enfant puisse apprendre à faire de la bicyclette s’il n’est pas équipé comme une tortue Ninja, « sécuriser » n’est pas prêt d’aller se coucher.



Au mot


 Repentance


Didier Péron - LIBÉRATION : samedi 8 décembre 2007

Le voyage de Nicolas Sarkozy en Algérie a remis sur le devant de la scène le terme et la thématique de « la repentance ». Le contentieux colonial continue de faire souffler le vent mauvais du ressentiment et de l’inimitié historique entre les deux rives de la Méditerranée. Le débat, en février 2005, sur l’amendement à l’article 4 de la loi sur les rapatriés réclamant que « les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Puis, en octobre de la même année, les émeutes en banlieue, comme symptôme du malaise post-colonial et retour du refoulé esclavagiste hexagonal, ont ouvert les vannes de débats soit purement épidermiques, soit lourdement idéologiques. Comme toujours quand il faudrait y voir clair, on s’empresse de tout embrouiller.

A cet égard, la repentance a parfaitement joué son rôle, servant de chiffon rouge rhétorique que les belligérants agitent à tort et à travers : un coup pour disqualifier des revendications mémorielles unilatérales, un coup pour dramatiser les enjeux et rendre toujours plus urgent, plus incertain, l’instant magique du repentir. On le sait, Nicolas Sarkozy, fidèle à sa technique du double bind (en français : « tour de passe-passe »), a dans le même temps consacré le mot (devenu un leitmotiv de sa campagne) et réfuté la chose (au nom d’un idéal volontariste en rupture avec les mea-culpa chiraquiens), désignant la « repentance systématique comme une forme ultime de la détestation de soi ».

Il y a une sorte de contradiction plaisante entre une France qui décline, par goût maso de la flagellation, et une France qui persiste, par silence orgueilleux sur ses fautes impériales.

La repentance, quoi qu’il en soit, n’a pas la cote. Même la nouvelle traduction de la Bible de Louis Segond, en 2002, a supprimé le terme connoté négativement et jugé désormais impropre. « Repentance » traduit le grec metanoia, qui dit, dans le contexte chrétien, la reconnaissance par l’homme de ses péchés et, dans la foulée, l’accession à une vérité supérieure. Repentance est clairvoyance si on veut bien accepter que croire en Dieu ait jamais pu passer pour une manifestation flagrante de la lucidité. « Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de se repentir », nous propose Luc (XV, 7) ; autrement dit, inutile de flipper si on a fait des conneries, on en tirera toujours au moment voulu quelques bénéfices pas prévus au programme. C’est pourquoi parfois nous vient l’idée de pécher toujours plus gravement afin d’avoir le plaisir d’un repentir sournois, car c’est là « le dernier profit que l’homme tire de sa faute » (La Rochefoucauld).



Au mot

Y a pas photo


LIBÉRATION : samedi 17 novembre 2007

Quiconque ayant perdu quelques milliards au Quinté +, le sait. Quand il y a photo, c’est que, dans la troisième à Auteuil, l’œil nu n’a pas permis de départager les arrivants. D’où photographie de contrôle pour certifier que Zézette des Bocages devance d’un naseau Jobard des Paddocks. « Y a photo » désigne alors ces quelques minutes de suspens où le cœur du turfiste balance entre deux ventricules : d’une part, aller en 4 X 4 Porsche Cayenne remettre sa démission à cette ordure de Brûlard (chef de service). D’autre part, nettement plus cardiaque, rentrer en métro au bureau et découvrir avec effroi que monsieur Brûlard est présentement en train de parcourir le disque dur de son PC et notamment le fichier « Brûlard, cette ordure de… ».

Quand on glisse du « Y a » au « Y a pas photo », c’est que ce genre de doute n’est plus permis. Exemple : entre Julie-Amélie, la jolie petite blonde bien bousculée, un peu sossote mais bon…, et Marie-Gabrielle, agrégée de sanskrit mais bon…., y a pas photo. Et ainsi de suite pour à peu près n’importe quelle comparaison qui se veut dévalorisante pour une des deux parties mises en balance.

De fait, il est impressionnant de noter à quel point le « Y a pas photo » a étendu son empire jusque dans des contrées où ni le cheval ni la photographie n’avaient jamais posé le sabot. La cuisine de Maïté par exemple, qui, lors d’un de ses célèbres carnages gastronomiques télévisés, put affirmer qu’entre un cassoulet mort et un camembert vivant : « Y a pas photo ».

A force d’abus, le « Y a pas photo » serait en voie d’extinction si un usage pervers n’était venu en relancer l’usage, consistant à réintroduire le doute qu’il entendait dissiper. Cas d’espèce politiquement flagrant : entre Sarkozy et Fillon, y a pas photo. Vraiment ?

Encore plus fort, le « Y a pas photo » à effet exclamatif qui ne s’embarrasse même plus de comparer qui que ce soit avec quoi que ce fut, nous entraînant dans les marais embrumés du non-sens. Exemple dialogué. Un jeune : « J’ai faim, hypergrave ! ». Un autre jeune : « Y a pas photo ! ». Curieusement, le « Y a pas photo » triomphe au moment où tout le monde en prend, justement, des photos, et pas seulement avec son téléphone portable. Le « Y a pas photo » agirait donc comme un déni du « Y a photo » et même du « Y en a beaucoup trop ». A ce sujet, sans vouloir être philosophiquement désagréable : Quand y a pas, y a quoi ?



Au mot

Point. Barre


Gérard Lefort - LIBÉRATION : samedi 15 décembre 2007

Il faut avoir assisté au moins une fois dans sa vie à une importante réunion de décideurs pour priser, à s’en boucher les narines, tout l’épice de l’expression « point barre ».

Elle est généralement prononcée au terme de trois heures de débats intensifs où la dialectique démocratique fait tellement rage (en français : « Ta gueule ! », « Culé ! » et autres « D’où tu parles ? ») qu’il est urgent d’inventer le vaccin qui empêchera que la contagion ne se propage. Dans le rôle du Pasteur antirabique, c’est normalement le chef qui s’y colle. Ramassant à la fois tout son courage et les morceaux de notes de synthèses explosés sur les murs, Chef hausse alors le ton et propose LA solution : La nouvelle moquette des bureaux sera…rose ! Et de ponctuer son oukase par, donc : « Point barre. »

Ce qui signifie : « Terminados ! » Dispersion, par ici la sortie, la moquette sera rose ou ne sera pas. « Point barre », a alors valeur de : « Point barre-toi ! »

Mais tandis que tout un chacun retourne à son poste de travail en ruminant son ressentiment (« Rose ! Et pourquoi pas beige pendant qu’il y était ! »), il y a forcement un quidam pour se poser la question de fond : mais au fait qu’entend-on exactement par « point barre » ? Le point tout seul n’a-t-il pas assez de force, le point n’a-t-il pas assez de punch pour qu’il faille le secourir d’une barre lui faisant office d’atèle ?

Après moult plongées dans les arrières-mondes du langage courant, il semble que l’expression vient des machines à écrire d’antan (in memoriam les Remington et autres Hermes Baby) où le point, quand il se voulait à la ligne, était suivi d’une barre d’espace. Autrement dit, le « point barre » ne désignait nullement une conclusion mais l’annonce au contraire d’un alinéa ouvrant un nouveau paragraphe, une relance et une réouverture du dialogue.

Au fil du temps, l’usage du « point barre » à des fins conclusives serait donc un mésusage qui tient peut-être à l’aspect typographique de la barre invoquée : c’est une verticale qui, quoique légèrement inclinée vers la droite, suggère donc un obstacle. Le mur de la barre qui, lorsqu’on la place trop haut, est infranchissable.

On note aussi que de ces barres inclinées, il en pullule dans les adresses de sites Internet, en solo ou en double. Comme on est dans le monde des limbes internationales, la barre se dit en américain : slash ou double slash. Ce qui renverse la barre dans une tout autre direction, slash signifiant entaille ou balafre. Les films d’horreur où ça griffe à mort comme dans la série des Freddy, sont appelés des slash movies. Et le journaliste qui n’aime pas les slash movies est un slashing critic, un critique griffu, un éreinteur.

Si on traduit tel que, il serait donc question de « point balafre ». L’expression serait de ce fait rendue encore plus menaçante puisqu’au moment de conclure, il s’agirait de sortir ses griffes, voire un couteau.

Comme l’usage du « point barre » atteint dans la conversation de certains un stade convulsif comparable à l’abus de « tu vois » (importation du « you know » anglo-saxon), cette façon de vouloir avoir le dernier mot à grands coups de « point barre » sur la tête, pend une allure belliqueuse des plus macabres. Cela dit, qui remporte ce genre de victoire au « point barre » se retrouve, au mieux, seul au monde. Méchant coup de barre, pour le coup.


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Marc Ollivier 04/01/2008 22:28

Encore bravo, cher Monsieur, pour la qualité de ce blog, véritable incitation à la réflexion et à la découverte. Je vous souhaite une très belle et très heureuse année 2008, dont j'espère qu'elle vous donnera des occasions de joie multiples. Bien à vous.

Marc Ollivier

alain laurent-faucon 04/01/2008 23:15

Je vous remercie infiniment pour vos encouragements qui me vont droit au coeur - et qui m'incitent à poursuivre ce travail plutôt ingrat, car vous pouvez sans peine l'imaginer, la tenue d'un blog de culture gé est une entreprise fastidieuse et parfois déprimante, derrière laquelle se profile sans cesse un éternel à quoi bon ? Je vous souhaite également tout ce dont vous rêvez mais que vous n'osez avouer pour cette nouvelle année 2008. Bien à vous aussi. Alain Laurent-Faucon